Chapitre 3: A travers Hambourg ...
[...Marie...]
Alice est partie en claquant la porte. J'arrête de sangloter. Il faut que je me ressaisisse, même si c'est dur. Le silence règne dans la salle. Alice. Qu'es tu devenue? Je ne te reconnais plus. Je ne te comprends plus. Je sais cela fait deux ans que l'on ne s'est vu. C'est vrai la distance entre Toi et Moi était de plusieurs centaines de kilomètres. J'espèrais de meilleures retrouvailles. Je ne t'ai jamais vu dans cet état. Pourtant je suis consciente que ce n'est pas la première fois que tu t'énerve ainsi. Je voudrais tellement savoir ce qui t'es arrivé durant ces derniers 24 mois. Pourquoi as tu réagi comme ceci envers les propos de Tom? Ce n'était pas méchant. Que t'arrive t-il? Je crois que ces deux années passées sans te voir ne serait-ce qu'une seule fois ont provoqué un gouffre entre nous. Un gouffre profond, trop profond. J'ai comme l'impression qu'il est sans fin. Malgré cette dispute je suis fière de toi. Fière de toi car tu es forte. Tu nous as tenu tête, comme depuis toujours. Tu a toujours tenu tête au monde entier, dis ce que tu pensais haut et fort et tu t'es toujours affirmé. Je t'admire petite soeur car vois tu tout cela je ne sais pas le faire. Tu es forte et moi faible. Pendant la dispute tu n'as laissé passé aucun sentiment. Cela m'a même donné des frissons de te voir comme ceci. J'avais l'impression que tu étais imbattable. J'aimerai te retrouver, te comprendre, que notre complicité soit comme avant. Je le souhaite, le désire. Je sens Bill qui ressert son étreinte contre moi.
[...Bill...]
Alice est partie en fermant la porte bruyamment, trés bruyamment. Qui est elle? La soeur de Marie. Je le sais mais cela me paraît impossible. Marie ainsi que David nous ont pourtant tellement parlé d'elle . Mais ils nous parlaient d'elle en bien. Là, je n'ai pas vu la personne dont on m'a tant parler durant deux années consécutives. On me répétait qu'elle avait la joie de vivre. Que l'on voyait toujours une fente affichait sur son visage. Que l'on entendait toujours sont rire en fond sonore. Peu importe dans quelle pièce de la maison, on se trouve. Moi, je n'ai vu qu'une personne qui physiquement ressemble énormément à Marie. C'est vrai. Elle fait la même taille que Marie, elle a son visage, ses même traits qui sont si fins. Elle est un peu plus mince que sa soeur. Ce qui l'ai différencie sont leurs cheveux et leurs yeux. Marie à les cheveux noirs et les yeux bleu tandis que Alice est brune aux yeux marron. La peau est similaire. Elle est pâle, très pâle. Le caractère en revanche est totalement différent. Marie est douce, attendrissante, gentille, quelque peu timide et sensible, trés sensible. Comparé à Alice qui a fait preuve d'aigreur. Ella est aussi indiscernable. Je ne sais plus, si je dois croire ce que l'on m'avait conté sur elle. Je suis perdu, tout est si flou. Je sers plus fort Marie dans mes bras, en m'efforçant de croire que c'est un cauchemar, rien de plus qu'un malheureux cauchemar. Alice n'est pas comme cela elle ne peut être comme ceci. Je ferme les yeux puis les rouvrent en espérant que cet enfer prenne fin, mais rien.
[...Gustav...]
Alice part en claquant la porte. Je suis tétanisé. Cette dispute fut si violente autant par leurs propos que par les regards qu'ils se lançaient. Je ne comprends pas pourquoi il a fallu qu'ils interviennent tous. Ils auraient dû laisser Alice et Tom réglé leurs conflits. Même si Alice n'a pas était fine envers Tom et même si David est le père d'Alice. Elle n'a plus dix ans pour qu'il la reprenne dès que l'un de ces propos est mal placé. Elle doit sûrement avoir ses raisons pour lui parler ainsi. Tom, lui ferait mieux de se taire et arrêter de parler pour rien. Sinon lui et Alice ne s'entendront jamais. De toute façon Tom est une tête de mûle. Le jour où il fera preuve de bon sens sans que quelqu'un le raisonne, les poules auront des dents. Je ne savais plus où donner de la tête. Des reproches, tellement de reproches sortaient de sa bouche. Elle en envoyait à David, Marie. Le cri que Georg a poussé a permis d'arrêter la dispute ou plutôt de la repousser mais jusqu'à quand? Une parole de trop et se sera reparti pour un tour. Je le sais. Tom ne se laisse pas faire, encore moins par une fille. Il est bien trop macho. Georg plonge son regard dans le mien et hoche la tête vers la droite, comme pour me dire qu'il faut que l'on aille chercher Alice. Je me lève, il me suit. Nous prenons nos vestes, lui son bonnet et moi ma casquette. Nous sortons de la maison et partons à la recherche d'Alice. Le froid frappe contre mes joues. En ce 2 Novembre, les rues d'Hambourg sont glaciales. Où peut elle bien être? Après tout elle ne connaît pas cette ville. Elle n'a pas pu aller bien loin, enfin j'espère.
[...Georg...]
Cela fait une demie heure que nous harpentons les rues. Nous cherchons jusque dans les moindres recoins. Hambourg est une si grande ville. Gustav à l'air inquiet et moi de même. Alice. Où t'es tu réfugiée? J'ai peur. Je crains qu'il lui soit arrivé quelque chose. Je ne sais vraiment plus où chercher.
Gustav: Où peut elle bien être?
Georg: Aucune idée.
Gustav: Si je serais Alice où irais je?
Georg: Elle ne connaît pas la ville.
Gustav:C'est vrai. Tout à l'heure Marie a dit qu'Alice était née le 26 Mai 1991. Elle a donc 16 ans. Où allions nous à 16 ans?
Georg: La plupart du temps au parc, on y avait même mit le feu avec Tom et on le ravivait avec du déodorant. Cela nous a bien fait rire. Sauf quand la police est arrivée et a attrapé Bill à notre place.
Gustav: Va pour le parc.
Nous nous dirigeons donc vers le parc avec l'espoir qu'Alice s'y trouve. Si jamais elle avait rencontrer un droguer? Si jamais elle avait été enlevée par un violeur? Si elle s'était faite tuer par un tueur en série. Si ... arrête Georg, tu regardes trop de films. Cela te monte à la tête. Pourquoi voudrais tu qui lui arrive quelque chose. Après tout, On peut refaire le monde avec des si. Dieu, faîtes qu'il ne lui soit rien arrivé. Je vous en prie. Elle est si jeune et innocente.
Gustav: Arrête de te faire un sang d'encre! Tu m'angoisses encore plus?
Georg:Mais j'ai rien dit.
Gustav: Tu as pensé trop fort et puis ce regard dans le vide c'est lorsque tu angoisses. Eh! Oui je te connais cher Georg, avec le temps.
Georg: Sept ans que l'on se connaît cela commence à faire beaucoup, non?
Il se contente de me sourire. Phénoménal ce Gustav toujours en train d'observer tous ce qu'il se passe autour de lui. Il est là quand on a besoin de lui, nous remet la tête sur les épaules. Que demander de plus? A part qu'il arrête d'embêter son monde car Gustav est un vrai enquiquineur. Quand il s'y met on l'arrête plus. J'ai tellement peur qui lui soit arriver quelque chose. Seul les fous, seul les fous sortent de leur maison par ce temps. Alice va bien. Alice va bien. Alice va bien. Si je me le répètte, j'y croirai peut-être.
[...Alice...]
Quarante minutes que je suis dans ce parc. Moi qui me plaignais du temps qu'il faisait en France. Ici, c'est pire. Papa n'aurait pas pu choisir un pays chaud. Je sais pas comme les Bahamas, les Maldives. Non l'Allemagne. Ce pays où il fait si froid. Ce pays où la choucroute est reine. Quel horreur ! Ce plat est si écoeurant. Rien que le nom: Choucroute me fais froid dans le dos à moins que sa ne soit le vent. Le vent. Cela ne t'arrive jamais de souffler dans le bon sens. Non tu es toujours contre moi. J'ai grandi à contre sens et je ne risque pas de me ranger dans les rangs et d'avancer comme bon te semble. Tu as compris! Même si j'en ai marre de me battre pour à rien. Même si je n'ai plus de force, plus de courage. Je ne t'écouterai jamais. Jamais! M'entends tu? Vas y siffle. Siffle dans mes oreilles, décoiffe moi cela m'est bien égal. Je suis butée! Tu devrais le savoir depuis le temps. Tu auras peut-être raison de moi à ma mort. Mais certainement pas vivante. Je te hais. Tu me donnes froid, me pousse vers l'avant. Tout ce que je déteste. Tu es si glacial comme mon coeur. Mon coeur est mort. Il n'a plus de sentiment à cause de ton ami le temps. On m'a toujours répété à longueur de journée avec le temps tout ira bien. Ta raison tout va bien. Personne ne me supporte. Je ne supporte personne. Je veux retourner dans le passé. Le bon vieux temps. A l'époque je l'aimais bien le temps mais il s'est écoulé trop vite et il est devenu le plus redoutable de mes ennemis. J'en peux plus! Tu comprends? Je fatigue de me battre contre tout. Tu t'en fous. Je le sais bien. Tu t'en fous de moi. Comme moi qui me fous de tout. Il neige. Il ne manqué plus que cela. Même la météo s'acharne sur moi. Une seconde de répit. Juste une, c'est trop vous demandez? Vous êtes pire que moi. Vous les éléments. Vous ne ressentez rien, vous êtes lâches. Et moi, moi je suis folle à lier. Me voilà qui parle au vent. J'ai horreur de ce monde, de ma vie, des gens de tous. Je vais vous nuire autant que vous me détruisez. Vous voyez cette branche par terre, c'est vous, ceux qui me tue. Je l'écrase à l'aide de mes pieds, je vais la réduire à néant. Je tape et tape du pied de plus en plus fort, sans relâche. Plus rien n'existe, rien que moi et cette fichue branche qui me tue de jour en jour. Je vais la réduire en pâté pour chien, la démolir, l'abattre, la mettre en pièces, la massacrer.
Georg: Tu ne vas pas lâcher cette pauvre branche, dit il avec humour.
Gustav: On s'est inquiété cela fait une heure que l'on te cherche. On a fait toute la ville.
Alice: Faut pas s'inquiéter pour si peu. Maintenant vous m'avez trouvé.
Gustav: Oui, dit il en souriant. Allez, on rentre.
Ils commencent à s'en aller mais moi je ne bouge pas.
Georg: Alice, viens!
Alice: J'ai pas envie, ils reviennent sur leurs pas.
Gustav: Alice, il fait un froid pas possible et pour couronner le tout il neige. Il faut rentrer.
Alice: Tu dis cela comme si c'était une obligation de rentrer maintenant.
Georg: Tu comptes faire quoi par ce temps?
Alice: Gustav, tout à l'heure dans la chambre. Je t'ai demandé si tu voulais bien me faire visiter la ville. Nous allions sortir jusqu'à ce que l'autre crétin raconte des âneries. Alors, on a cas visiter la ville.
Gustav: Je t'avais dit oui et je n'ai qu'une seule parole, alors on y va.
Alice: Georg, tu te joins à nous s'il te plaît?
Georg: Bien sur c'est demandé si gentiment.
Alice: Alors on commence par quoi? Dis je avec impatience.
Gustav: On avance et on verra bien ce qu'il y a sur notre chemin.
Georg: Tu connais déjà le parc, c'est un bon début, non?
Alice: C'est vrai.
Je ne sais pas mais je me sens bien avec eux. Ils ont l'air d'être des personnes de confiance. Gustav, l'ange et Georg le protecteur. Ca le fait bien. Je comprends toujours pas pourquoi ils fréquentent des gens comme Bill, Tom, Marie et mon père. Nous avançons dans les ruelles d'Hambourg pour arriver devant un bâtiment gigantesque, d'un art époustouflant, c'est à me couper le souffle.
Gustav: C'est l'hôtel de ville.
Georg: Là où tout les ados font su skate.
Alice: Vous en faîtes du skate?
Gustav: Non.
Georg: Pourquoi?
Alice: La curiosité tu connais?, dis je le sourire jusqu'aux oreilles et lui aussi me sourit.
Nous continuons a avancer.
[...]
Il m'ont montrer le centre commercial, le cinema, une statue dont j'ai pas compris la signification, le pont sur lequel ils se donnaient tout le temps rendez vous, leur ancien collège et lycée. Nous rebroussons chemin pour rentrer.
Georg: Cela ta plû?
Alice: Oui.
Gustav: Maintenant tu as des repères!
Alice: J'ai une question à vous poser.
Gustav: On t'écoute.
Alice: Tout à l'heure, quand vous m'avez retrouvé. Tu as dit, m'adressant à Gustav, que vous vous étiez inquiétés, c'est vrai?
Gustav: Evidemment sinon je ne te l'aurais pas dit.
Alice: Mais alors pourquoi. Pourquoi vous me portez tant d'attention, d'amitié et tant de protection?
Georg: Tu comprendras plus tard.
Merci, Georg. Je comprendrai plus tard. C'est quand plus tard? Je ne suis plus une enfant pour que l'on me dise que je comprendrai lorsque je serais plus grande. La phrase typiquement énervante qui te mène en bateau. Nous sommes presque arriver.
Georg: Pourquoi tu n'aimes pas Tom, Bill et tu fais des reproches à ta soeur et à ton père?
Je les regardent tout deux dans les yeux. Comme pour faire durer le suspens. Ils ont l'air si impatients.
Alice: Vous comprendrez mais plus tard.
Gustav: Non mais c'est qu'elle se moque de nous.
Georg: Je crois bien.
Gustav:Elle va en prendre pour son grade.
Georg: Tu as intérêt à courir.
Je m'élance dans une course folle. Je cours le plus vite que je peux. Ils commencent eux aussi à courir. Je vois qu'ils n'ont pas séché les cours de sport ces deux là. Je me dépêche et arrive au seuil de la maison. Je sonne à plusieurs reprises pour que l'on m'ouvre le plus rapidement possible. Marie m'ouvre la porte. Je ne fais pas attention à elle et me dirige vers les escaliers direction ma chambre. J'entends Gustav et Georg. Ils sont juste derrière moi à peine cinq mètres. Je commence à monter les escaliers et un grand bruit retentit. Tout le monde s'affole et viens me voir. Georg, Gustav et moi sommes morts de rire. Je suis affalée par terre. Saki lui sourit. Je ne peux plus m'arrêter de rire. Gustav et Georg ont cessé de rire. Tom et Bill me regardent avec incompréhension. Sur les lèvres de mon père se dessinent un léger sourire très discret. Il est encore fâché mais cela m'est bien égal. Tandis que Marie m'aide à me relever. Je rigole toujours.
Georg: Quand tu tombes tu rigoles?
Saki: C'est Alice. Dès qu'elle se fait mal elle rit.
Alice: Je me suis fait mal c'est vrai mais il faut voir vos têtes.
Gustav: C'est plutôt toi qui dégringoles dans les escaliers qu'il faut voir!
Alice: Je n'en doute pas. Un jour se sera ton tour et tu verras je rigolerai sans pouvoir m'arrêter.
Je remonte les escaliers.
Georg: Ne tombe pas cette fois! Tu pourrais te casser une jambe!
Alice: Te soucies pas de moi.
Gustav: Tu veux que quelqu'un t'aide à monter les marches? Dit il avec ironie.
Alice: Vous ne perdez rien pour attendre, vous deux.
Georg et Gustav me regardent en souriant. Un sourire moqueur. Je les aurai, moi aussi je me moquerai d'eux. Il y a bien un moment ou un autre où il leur arrivera quelque chose et à ce moment là je serais aux premières loges.Je rentre dans ma chambre. Prends mon ipod et écoute Who knew de Pink. Cette visite avec eux m'a bien plu. Ils ont réussi a tout me faire oublier, le temps d'une heure et demie. Ils sont vraiment gentils. Je pense à cette heure avec eux. Affaler paisiblement sur mon lit en paix. Jusqu'à ce que quelqu'un vienne me déranger ...*_
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Chapitre 3 fini.
Alors vous en avez pensés quoi? Critique? J'attends avec impatience vos réactions.
La suite est plus longue que d'habitude mais je ne savais plus comment la terminer. J'ai bien souffert pour le sortir ce chapitre. C'était pas évident. Tout les quart d'heures. Je changeais d'idée. Bref `. Alice a passé un peu de bon temps avec Gus` et Georg. Au fur et à mesure vous verrez que sa vie n'est vraiment pas si rose. Elle en veut toujours autant au quatres autres et cela ne risque pas de s'arranger. Ce qu'elle a vue en chemin je ne l'ai toujours pas oublier. Ne vous inquiétez pas cela viendra avec le temps. En espérant que cela vous as plus même si je trouve cela moins bien qu'avant. Je me rattraperais.
Vos concert c'était comment? Raconter moi! S'il vous plaît car je n'ai pas eu la chance d'y aller. Mais j'irais le 21 Juin. Impatiente! J'espère que cela sera aussi bien que le 16 octobre. Cette journée est gravée dans ma mémoire. Elle est comme qui dirait Mythique.
PS: Désolé à Laëtitia d'avoir pourriter cette suite. On se comprend! ;)