[ ...Alice...]
Alice: Entrez.
J'apperçois Marie et Bill passer le pas de la porte. Ils avancent main dans la main, à pas lents. Trés lent. J'ai l'impression qu'ils me craignent ou plutôt qu'ils craignent ma réaction et mes propos. Ils se regardent droit dans les yeux sûrement pour se rassurer. Marie ouvre la bouche puis la referme. Bill frotte la main droite de Marie pour la rassurer.
Marie: Je suis vraiment navrée de ne pas t'avoir souhaité ton anniversaire. Sa voix tremble. Je sais que cela ne se fait pas d'oublier l'anniversaire de sa soeur. Mais vois-tu, ce jour là, Bill m'annonça une trés bonne nouvelle. Il m'avait proposé de partir avec lui en tournée. Elle lâche la main de Bill, s'avance de plus en plus vers moi, gagne en confiance. J'étais tellement heureuse d'entendre sa proposition qu'elle me fit tout oubliée. J'ai accepté sa demande. Le seul problème c'est qu'en tournée nous n'avons pas la notion du temps. Les semaines et les mois ont passés et je me suis rendue compte que j'ai oublié ton anniversaire. Si tu savais comme je me sens honteuse. Pardonne-moi. Pardonne-moi s'il te plaît. Je n'aime pas lorsque nous sommes en froid. Tu sais, tu es ma seule et mon unique soeur et je tiens à toi comme à la prunelle de mes yeux. Je suis consiente que ces deux ans loin de toi nous ont séparé. Que tu as grandis en France et moi en Allemagne. Mais tu ne peux pas m'en vouloir pour cela ce n'est pas de ma faute.
Alice: Ce n'est pas ta faute, je ris, un rire ironique.
Marie: Pourquoi es tu si froide, si distante, si ...
Alice: Parce que je me fiche de ce que tu penses, je hausse le ton.
Marie: Je veux te comprendre et tu m'envois sur les roses.
Alice: Ca ne sert à rien. Arrête de perdre ton temps avec moi. Vas t'occuper de petite vie et oublie moi par la même occasion. Tu seras gentille, ma voix ne lui transmet que du mépris, rien que du mépris.
Marie: J'aimerais que notre relation redevienent comme avant.
Alice: Comme avant? Comme avant! Tu te moques de moi? Avant. Avant quand avant? Quand on avait trois ans ou quand j'en avais quatorze.
Marie: Quand tu en avais quatorze et moi seize.
Alice: Lorsque j'avais quatorze ans? Ah oui je me souviens de notre relation. Oui elle me revient, c'est fou comme je retrouve vite le mémoire. Alors vas y on parle de Bill, de Bill et encore de Bill. Magnifique relation! Bill est si formidable, beau, il a tellement d'humour. Alice, je crois que je l'aime. Il est unique. Tendre, attentionnée. J'aimerais qu'il ressente ce que je ressens pour lui. Le peu que l'on se voyait tu ne parlais que de lui.
Bill: Tu disais vraiment cela?
Alice: Evidemment qu'elle disait cela mais pas seulement. Je t'explique nos conversations étaient plus que fantastique Bill par-ci et Bill par-là. Tu sais quoi Marie. J'en ai ma claque de toi, de Bill, de l'amour que tu éprouve pour lui. Tu veux vraiment que l'on s'explique? Qu'à cela ne tienne. Alors voilà, tout d'abord tu n'es qu'une pauvre cruche, tu es naïve. Tu crois au grand amour. Ne pense qu'a lui, Mr.Bill. C'est une obsession. Tu en oublies même ta mère. Tu es devenu si débile. Peut-être que tu fréquentes trop Bill? Qu'as tu fais de ta vie? A part les suivrent en tournée, oublié mon anniversaire et laissé papa rayé maman de cette maison? Je te l'ai déjà dit tout à l'heure tu n'es pas ma soeur. Oublie moi, comme tu m'as oublié pendant deux ans. Le téléphonne, tu connais? Donnai de temps en temps des nouvelles c'est trop te demander? Ah pardon oubliais-je Bill. Oui, il faut être présente pour lui, le chérir et l'aimer chaque jour un peu plus que le jour précédent, jusqu'à a en oublier les siens! Je te méprise, tous mes propos sont sortis a une vitesse affolante. Ils étaient remplis d'aigreur.
Marie: C'est vrai que je n'ai pas téléphonné, que Bill est une obsession, que je n'ai rien fais de ma vie comme tu dit. Mais toi, que connais-tu à l'amour? Rien. Tu n'y connais rien et tu te permet de juger. Toi aussi tu as changeais. Tu es devenus un coeur de pierre. Malgrès tout je t'aime et je t'admire pour ton courage, ta façon de t'exprimer. Je t'admire car tu es forte.
Alice: Je vois que tu as pris le temps de réfléchir à ce que j'ai pûs te dire, il y a quelques heures. Tu peux continuer à m'admirer si cela te chante. Mon coeur de pierre, à qui la faute?
Bill: Ce n'est pas de la faute de Marie si ton coeur ne sait strictement rien éprouvé.
Alice: Bill, c'est entre moi et Marie alors je te prie de bien vouloir la fermer! Maintenant, dehors!
Tout les deux!
Bill et Marie: Mais...
Alice: Hors de ma chambre, de ma vie. Vous m'entendez? Fiancez-vous, mariez-vous, ayez des enfants mais oubliez moi!
Marie: Mais on...
Alice: Dehors!
Sur ce, ils s'exécutèrent. Ma colère est tel que je tremble de la tête au pieds. Je me précipite sur mon lit, attrappe mon coussin enfonçant ma tête dedans. Je crie, un cri de rage est étouffé par l'oreiller. Je reprends mon calme petit à petit et décide de défaire mes valises tout en écoutant l'album de Green Day «Amercan Idiot». Mes baggages se vident petit à petit, je continue de déballer mes affaires lorsque quelqu'un hurle mon prénom. Je decends les escaliers avec un presentiment qui ne me rassure guère. J'arrive dans le salon et les vois tous assis. Gustav, Georg et Saki me sourient tandis que les quatre autres ont l'air toujours autant contrarier.
David: Assieds-toi, s'il te plaît, il essaye de me sourire mais je sais qu'il se force. Je m'assieds sans broncher.Il reprend: Donc voilà, je t'ai appelé pour te dire que Tom, Bill, Marie ainsi que toi et moi allons dîner chez monsieur et madame Trümper.
Alice: Qui est-ce?
David: Les parents de Bill et Tom.
Alice: En quel honneur, mon ton est des plus sec.
David: Ton arrivée.
Alice: C'est gentil de leur part mais cela ne me dit rien.
David: Simone a déjà tous préparer. Tu ne peux pas refuser et puis ils se réjouissaient de ton arrivée.
Alice: Dis leurs que j'ai la grippe.
David: Non! Il commence a s'énerver, Tu viendras avec nous!
Alice: Pourquoi Georg, Saki et Gustav ne viennent pas?
Saki: Je dois dîner avec ma femme aujourd'hui.
Georg: Je dois voir ma meilleure amie que je n'ai pas vue depuis trois mois.
Gustav: Ma mère a déjà prévus une assiettes pour moi à table.
Alice: S'ils ne viennent pas, je ne viens pas!
David: Qu'ils viennent ou non tu nous accompagneras. Ce n'est pas à la carte!
Alice: De toute façon je n'ai pas commandé de table donc la carte ne m'est pas très utile! Dis-je avec arrogance.
David: Jeune fille tu vas arrêter immédiatement de me répondre et tu fais ce que je te dis.
Alice: Si je n'ai pas envie?
David: Ton avis ne compte pas.
Alice: A mes yeux, si!
David: Et aux miens non!
Alice: Je n'irai pas! Je n'est pas envie.
Sur ces derniers mots je remonte dans ma chambre d'un pas brusque, en entendant mon père soupirer. Il est aussi exaspéré que moi. Je termine de ranger ma chambre. Il ne reste plus que mon album photo dont personne ne connaît l'existence. Je le feuillette, m'arrêtant de temps à autres sur quelques photos, le sourire en coin de bouche. Les souvenirs qu'elles m'évoquent sont tellement plus plaisant que mon présent. Je reste le regard fixe sur une photo ou plutôt la photo, sa photo. Lui*, il est si beau, son sourire si tendre, ses yeux bleu azur, ses cheveux noir comme le charbon, son nez si fin. Il me manque. Son absence crée un vide si grand. Je caresse sa photo doucement, tendrement, lentement avec nostalgie. Je referme l'album et le range dans le tiroir de ma table de nuit.
J'ouvre la fenêtre et m'assieds sur son rebords. La neige a cessé de tombé. Elle n'a laissé aucune trace. Il est dix-huit heure, les réverbères s'allument. Une légère brise de vent fait survoler les feuilles tomber auparavant. Mon regard est vide. Il est comme perdu dans le paysage. On frappe à ma porte.
Alice: J'ai dis que je n'irais pas!
Gustav: C'est Gustav et Georg.
Alice: Entrez.
Georg: Tu n'as pas froid?
Alice: Non.
Gustav: Descends du rebord de la fenêtre s'il te plaît, cela m'effraie.
Alice: Froussard!
Gustav: Je ne veux juste qu'il ne t'arrives rien.
Alice: Bon, bon. Ca va, ça va, Nous nous asseyons tous les trois sur mon lit.
Georg: Alors, tu te prépare pas pour aller chez les Trümper.
Alice: Je veux pas y aller.
Georg: Pourquoi?
Alice: Je n'ai pas envie et vous ne venez pas donc je ne vois pas pouquoi je dois absolument y aller.
Gustav: Vas y! Simone et Jörg ont tellement hâte de te recontrer.
Alice: Cela m'est bien égale!
Georg: Tu ne veux vraiment pas y aller?
Alice: Non. Aucun de vous n'y vas, alors moi aussi.
Gustav: Tu es sûre qu'il n'y a que ça?
Alice: Oui enfin non. Il n'y a pas que cela.
Georg: C'est quoi l'autre raison.
Alice: Je le regarde droit dans les yeux et prononce lentement les mots suivant: Tu le sauras mais plus tard.
Georg: Tu es consciente que tu me provoques?
Alice: Prenant un air innocent, Moi, provoqué. Jamais!
Gustav: S'adressant à Georg, Tout à l'heure on ne sait pas venger mais cette fois je ne laisse pas passer.
Ils s'adressent un sourire complice et sautent tous les deux sur moi. Georg s'assieds sur mes jambes tadis que Gustav m'attrape les bras. Georg me chatouille. Je ris sans ne plus pouvoir m'arrêter.
Alice: Arrêter!
Georg: On arrête?
Gustav: Pas encore.
Alice: S'il vous plaît, arrêter! Je vous en pris.
Gustav: Si on n'arrête tu nous diras les autres raisons.
Alice: Georg, arrêtes!
Georg: Alors tu le ferras ou non?
Alice: Oui, oui je vais vous le dire mais arrête par pitié!
Georg: C'est entendu, ils me relâchent, tous les deux. Leurs regards ne me lâchent plus.
Gustav: Alors?
Alice: Alors quoi? Ils vont me tuer si je continue. De toutes façon , vous savez bien que je ne supporte aucun des ces quatre énergumènes.
Georg: Oui mais Jörg et Simone, eux n'ont rien fait.
Alice: Je sais.
Gustav: Alors vas y.
Alice: Non. De plus je me suis disputé encore une fois avec Marie et puis elle m'énerve avec Bill. Je vais pas pouvoir supporter de les voir en face de moi à une table. Tom, lui ne m'en parle même pas. Il m'agace a vouloir toujours avoir le dernier mot.
Georg: Toi, tu ne le veux pas?
Alice: Je l'ai toujours eu depuis toute petite. J'ai toujours aimé l'avoir. Alors je peux te promettre que je ne lui laisserai pas facilement.
Gustav: S'il te plaît, vas y.
Alice: Vous êtes têtus!
Georg: Pas plus que toi!
Alice: Je sais mais justement je n'irais pas!
Georg: Fais un petit effort.
Alice: J'en fais déjà des gros pour pouvoir les voir rien qu'en peinture.
Gustav: Tu ne veux pas y aller car on y seras pas, c'est bien cela?
Alice: En partie.
Gustav: Alors vas y pour nous.
Alice: Quoi?
Gustav: Vas y pour nous!
Alice: Tu vas me dire que cela va vous faire plaisir, si je vais à ce dîner?
Georg: Oui. Exactement! Cela nous ferais extrêment plaisir, si tu y vas pour nous. Dit-il avec une fentes sur le visage.
Alice: Sceptique, Bon
Gustav: Alors?
Alice: Si c'est pour vous, je vois dans leurs yeux qu'ils se réjouissent de mes paroles. Mais pour vous et rien que pour vous. Que cela soit bien clair.
Georg: Si c'est pour nous et rien que pour nous. Tu veux bien aussi ne pas t'énerver?
Alice: Tu n'en demande pas un peu trop?
Georg: Tu crois? Mois pas.
Gustav: S'il te plaît.
Alice: Je lève mes yeux au plafond, Bon je ferais des efforts. Ils me serrent tous les deux dans leurs bras.
Georg: Allez, vas te préparer!
Alice: Pourquoi faire? Je ne vais pas à un Gala à ce que je sais.
Gustav: Comme tu voudras.
Nous nous levons et partons en direction du salon. Saki n'y est plus. Il a sûrement dut rejoindre son épouse pour dîner. Les quatre autre sont affalés sur les fauteuils. Cette soirée ne vas vraiment pas être facile.
Alice: On doit y aller pour quelle heure.
Marie, Tom et Bill me regardent d'un air stupéfait. Mon père à l'air satisfait. Seulment il ne sait pas pourquoi j'y vais. Ni comment je vais me comporter a ce malheureux dîner.
Tom: Maintenant!
Gustav: Bon j'y vais sinon je vais être en retard.
Georg: Regardant l'heure, Moi je lui suis déjà.
Tom: Tu es encore et toujours en retard. C'est incroyable quand même.
Georg: Que veux tu? Ils nous saluent, et quittent la maison.
Tom: Tout le monde dans ma voiture!
Nous montons dans la Cadillac de Tom. Je m'assieds sur la banquette arrière en companie de Bill et Marie. Quelle chance! Et voilà Alice, tu t'es encore mise dans de beau draps. Pourquoi il a fallut que je leur promette cela? Des fois je me demande ce qu'il me passe par là tête. Dans la voiture le calme est à son comble mais dans mon esprit rien ne va plus. Comment vais-je faire pour controler mes pulsions de nerveusité? Oui, ce sont des pulsions. Rien que les voir me donne envie d'exploser. Je vais devoir résister.
Même si d'habitude j'y arrive. En leur présence cela me parraît si impossible. Pourtant il le faut. Je les promis et je n'ai qu'une parole. Y arriverais-je? J'espère. Juste rester calme et ne pas répondre agressivement et avec rage. Juste être poli. Cela je le suis toujours enfin presque. Mais si on me provoque? Rester calme Alice, ce ne doit pas être sorcier. Je vais faire un effort sur moi même et tout iras bien dans le meilleur des monde. Phrase typiquement énervante mais belle et bien vrai. Je peux le faire. Je vais le faire. Aprés tout je suis forte et j'aime tenir tête. Sauf que cette fois ce sera a mes pulsions en vers lesquelles je devrais résister. Aprés tout je suis forte.
Tom: Nous sommes arrivés!
Nous descendons de la voiture et avançons vers la demeure de Bill et Tom. La boite au lettres est juste là, il y a écrit dessus Trümper. Plus nous avançons, plus j'ai peur. La porte d'entrée et juste devant nous. Une boule se forme dans mon ventre, se ressert de plus en plus. Calme toi Alice. Calme-toi. Tout ira bien. Tu tiendras ta promesse, comme toujours. Bill appui sur la sonette. Je souffle essayant tant bien que mal de me rassurer pendant une fraction de secondes. Je prends confiance en moi. Une dame ouvre la porte.
Rien ne va plus. La boule dans mon ventre venait de se détendre mais depuis qu'elle a ouvert la porte elle c'est resserer. Je vais perdre mes moyens je le sais. Au secour. Je ne vais pas tenir...*_
Un lien pour mon annuaire si cela vous intéresse.