Die-Wunde-Bleibt.+Chapitre Dix-Neuf++++ DWBDéchire-moi, une dernière fois.DWB

Die-Wunde-Bleibt.+Chapitre Dix-Neuf++++ ●DWBDéchire-moi, une dernière fois.DWB●
Chapitre 19 : Déchire-moi, une dernière fois.

[...Alice...]


Je quitte Marie & Aaron, rassurée. Je le laisse réaliser son idée qui m'est toujours inconnue & me dirige vers le logis Kaulitz. J'avance laissant traîner mes pieds avec une certaine appréhension. Trouver les bons mots & le manipuler. C'est le seul jeu que je sais pratiquer, les seules cartes que j'ai en mains. Je vais les jeter sur la table & on verra bien ce que cela donnera. Les jambes l'une devant l'autre, je déambule dans les rues de Hambourg. Quelques nuages pointent le bout de leurs nez. La demeure des Kaulitz se dessine. J'avance vers le portillon, celui-ci grince. Mon doigt s'enfonce sur ce bouton que l'on appelle sonnette. Des bruits de pas sourd retentissent. La porte s'ouvre & la même femme blonde comme la paille que je dépasse de quelques centimètres est là en train de m'accueillir à bras ouverts comme quelques mois auparavant. Surprise, elle entre ouvre la bouche & met quelques instant à parler.

Simone : Alice ! Elle écarquille les yeux comme si j'avais tué quelqu'un. Tu viens voir Tom ?
Alice : Tom ! Non, je viens pour Bill, cela fait longtemps que je n'ai pas eu de ces nouvelles.
Simone : Très bien, très bien. Il est dans sa chambre, prends les escaliers tu verras ce n'est pas compliqué.

Je lui fais un signe de la tête & monte les escaliers. Mon c½ur s'accélère légèrement. Pourquoi me parle t-elle de Tom ? Qu'attend il, que je lui fasse des excuses ? Je rigole dans doucement, il ne manquait plus que cela. Moi, Alice Jost m'excuser auprès de cet énergumène ! J'ai vraiment une imagination incroyable. Je toque à la porte, attendant une réponse mais rien. Je tourne la poignée & passe ma tête. J'aperçois Tom allongé sur un lit son casque sur les oreilles, les jambes croisées & remuant la cheville gauche au rythme de la musique qu'il écoute. Je claque la porte & pars en courant vers la chambre à côté. Bill sursaute & me regarde stupéfait. Son regard interrogateur m'oppresse & ses yeux démaquillés me déstabilisent.

Bill : Tu ne m'as pas prévenue que tu venais !
Alice : Je vois que tu es content de me voir. C'était juste pour prendre de tes nouvelles, tu vas bien, alors je vais repartir.

Je tourne les talons & prie pour qu'il me dise de rester, j'ouvre la porte & tombe nez à nez avec Tom. En me voyant, son visage se crispe & son regard s'assombri. On dirait le diable, oui c'est bien cela :

Le diable en personne.

Tom : Qu'est ce que tu fais sous mon toit ? Son ton est sec & sans merci, il m'effraie.
Alice : Ca va, ça va. Je voulais juste voir si Bill allait bien & prendre de ses nouvelles. Sans plus, je ne voulais pas te déranger, ta mère m'a dit de monter à l'étage & je suis malheureusement tombé sur ta porte. Ma voix est calme bien qu'à l'intérieur j'ai envie de lui hurler dessus & de m'enfuir en courant.
Tom : Malheureusement, hein ? Il laisse paraître un soupçon de déception. Bon & bien maintenant tu peux repartir.
Alice : C'est ce que je comptais faire, justement.

Je le pousse légèrement & avance jusque ce qu'un « Alice ! » parvient jusqu'à mes oreilles. Je n'en tiens pas compte & continue de descendre les escaliers. Des ongles s'agrippent à mon poignet. Confuse, je tourne la tête, nos lèvres ne sont qu'à quelques centimètres.

Bill : Je... écoute. J'ai étais surpris de te voir cavaler ainsi jusqu'à ma chambre. Mais ce n'est pas parce que rien ne va plus entre Marie & moi que je ne peux plus te voir.
Alice : Bill, ne te sens obligé de rien. Je voulais juste avoir de tes nouvelles. Sans plus mais vu que je dérange. Je m'en vais.
Bill : Arrête ton cinéma & monte avec moi, petite tête de mule.

Il me tourne le dos & remonte les marches. Un sourire d'immense satisfaction se dessine sur mes lèvres. J'excelle dans le domaine de La comédie. Je suis imbattable. Je remonte les escaliers avec une mine peu convaincue & pourtant je sais très bien que je vais le mettre dans ma poche. Je m'assieds à côté de lui sur son lit. Tom m'observe. Le silence s'installe, nous nous contemplons, les yeux dans les yeux. Jusqu'à ce que Tom rompt le silence.

Tom : Je dérange c'est ça ?
Bill : Non.
Alice : Je soupire longuement. Pourquoi tu n'es pas venu me voir ? Pourquoi tu ne m'as pas donné de nouvelles ?
Bill : Comment voulais-tu que je sache si tu voulais encore me voir ?
Alice : Tom & moi on ne c'est jamais entendu & pourtant Toi & Moi on continue à se parler.
Bill : Ce n'est pas la même chose.
Tom : Tu mens ! Je fronce les sourcils. Quelques fois, on s'entend. Il baisse la tête & prononce plus bas. Quand tu lâches ton maudi rôle.
Alice : J'ignore ses répliques. & sinon, ça va, c'est pas trop dur pour toi ?
Bill : Il faut faire avec. Toi qui la connais si bien, depuis quand me trompait-elle ?
Alice : Elle ne t'a jamais trompé. Tu sais, cet homme qui l'embrassé, il m'a forcé à danser avec lui. Il m'avait attrapé par derrière & je ne pouvais plus me défaire de son étreinte, demande à Tom.
Tom : Tu parles du brun ou bien d'Andreas ?
Alice : Je le foudroie du regard. Andreas n'a rien à voir là dedans !
Tom : & pourtant t'avais l'air si bien dans ses bras, lorsque vous vous dandiniez.
Alice : Tais-toi ! Ne le mêle pas à nos querelles !
Tom : Excuse-moi mais lorsque mon meilleur ami vient piétiné sur mes plates bandes je ne suis pas censé me taire.
Alice : Mais quelle plates bandes ? Me prends-tu pour ta propriété ? On ne peut même pas tenir une conversation sans se hurler dessus & tu penses vraiment qu'un jour nous serons ensemble !
Tom : J'ai le droit de rêver, non ?
Alice : Je saisis un coussin & lui lance en pleine figure. Il faudrait peut-être que tu arrêtes de me traiter comme une chienne !
Tom : Le jour où tu arrêteras de m'ignorer moi & mes sentiments.
Alice : Lorsque tu parles de sentiments, tu insinues la Haine que tu éprouves pour moi ou bien ton Amour propre !
Tom : Il se lève, le regard peiné & s'avance vers moi. Comment oses-tu pensé cela ? Depuis que je t'ai rencontré tu es toujours dans mes pensées. Au début je croyais que tu m'attirais sans plus mais dans le fond j'étais déjà raide dingue de toi. Je ne sais pas comment te le dire, peut-être que je devrais te l'écrire mais je n'ai jamais était doué pour les aveux. Qu'ils soient à l'écrit ou même à l'orale. J'ai toujours était maladroit, je le sais, j'en suis conscient. La preuve je t'aime & en ce moment même je suis avec une autre femme pour laquelle je ne prête aucun intérêt & dont je me fiche complètement. Que veux-tu, hein ? Je te croyais éperdument amoureuse d'Andreas, alors j'ai accepté la première demande qui m'est était faite. Je suis un pauvre con, rien d'autre qu'un pauvre con, qui pendant des mois n'a rien osé te dire à cause de son amour propre & du manque d'attention que tu lui as porté. On n'est peut-être pas fait pour être ensemble. Mais une chose est sûre c'est que c'est bien mieux ainsi, de toute façon je ne te mérite pas.

Il ressort, tête basse, accablé par les remords. À cet instant précis j'ai envie de lui courir après, de le rattraper & de tout lui avouer. De m'excuser, de lui dire que moi aussi j'ai pêché & qu'il n'est pas le seul à avoir tort dans cette histoire, que je suis aussi fautive que lui. Seulement, je reste planté là entre la porte & le lit, fixant le sol comme si je regardais un film. Un film qui aurait pu être le notre seulement il ne nous appartiendra jamais. Il a trop d'orgueil, j'ai un lourd passé. Ce n'est pas compatible & pourtant, je l'aime comme il m'aime.

Malheur à nous deux, bien trop rêveurs.

Quand je suis venue ici, c'était dans l'idée de remettre Bill & Marie ensemble. Maintenant, je pense que c'est mieux ainsi. Ils doivent apprendre à reconstruire leurs vies respectives. Ils n'ont qu'à prendre exemple sur Tom & moi. Personne n'a trompé personne, on a juste voulu faire croire à l'autre qu'on le haïssait comme on avait jamais détesté, alors que dans le fond on s'aimaient passionnément. Nous étions bien trop idiots pour envisager de prendre nos sentiments dans nos bras de les porter contre notre corps, de rejoindre l'autre & de lui offrir. De partager ce qui aurait pu être notre bonheur mais qui a finit en un véritable Fiasco. Il est avec une autre à présent & je dois tourner la page & même changer de chapitre tant que j'y suis. Des larmes perlent sur mes joues, la réalité n'est jamais vraiment bonne à savoir. Je les essuie d'un revers de la main, Bill m'attrape par la taille & me tire vers le lit.

Bill : Elles sont pour Tom c'est jolies larmes ? Il serait heureux de le savoir. Ne t'inquiètes pas, elle ne compte pas pour lui. Il suffirait que tu lui dises ce que tu ressentes & il la lâcherai sans hésiter un seul instant pour enfin te prendre dans ses bras ?
Alice : & ils vécurent heureux & eurent pleins d'enfants. C'est comme ça que t'envisages la fin ?
Bill : A quelques détails près, Toi & Lui dégustant un dîner aux chandelles, qu'il a mit deux heures à préparé. Vous deux, en tête à tête savourant ses pâtes cuites à points avec cette délicates sauces dont seul lui & moi avons la recette. Vos enfants dorment déjà & il te demande en mariage. Toi & lui pour l'éternité. Elle est pas belle ma fin ?
Alice : Cher Bill, tu rêves trop mon enfant.
Bill : & toi, tu ferais mieux d'aller tout lui avouer ou je m'en charge.
Alice : Il ne te croira jamais.
Bill : Nous sommes reliés, il sait quand je mens & lorsque je dis la vérité. Alors, il me croira ne t'inquiètes pas.
Alice : Oh ! & puis mêles-toi de ce qui te regarde.
Bill : On appelle cela un point sensible.
Alice : La trace que laissera mon poing sur ton si beau & doux visage on appelle cela un ½il au beurre noir.
Bill : Ne m'oblige pas à le faire.

Je prends un instant de recul. Bill m'observe avec un sourire mesquin, comme ci il m'a piégé & que je n'ai pas le choix. Mais s'il y a bien une chose qui m'a manqué dans ma vie c'est le Choix. & maman m'avait dit : « Ce sont tes choix qui définiront qui tu es réellement. Ne laisse jamais les autres choisir à ta place. Ce serai leurs offrir ta Liberté. » Je sillonne les alentours, ramasse mon sac & me lève disant au revoir à Bill d'un geste de la main. Je descends les escaliers lentement, fixant la porte d'entrée, derrière cette porte m'attend une nouvelle vie. Bien plus belle ou sûrement Pire que celle-ci. Tom est au seuil de la porte, embrassant langoureusement une jeune blonde aux cheveux lisses. Une impression de dégoût prend possession de mon corps. Je me répugne, cette fille dans ses bras, cela aurait pu être Moi.

Doux songe ma Belle.

Le sentiment d'un acte inaccompli me hante. Je passe sur le côté discrètement & file à l'anglaise. Je claque la porte & pars en courant. Des larmes coulent inconsciemment sur mon visage. Je cours comme je n'avais jamais couru, plus vite, toujours plus vite. Je ne sens plus mes jambes. C'est une réaction sûrement excessive, certes. Mais je ne lui ai juste demandé de me détester pas de m'abandonner. J'espère seulement qu'il est heureux avec elle car après tout, c'est tout ce que j'ai recherché en l'éloignant de moi : Son Bonheur. Aaron est dans le jardin, il observe le ciel, tirant sur sa cigarette. Il m'aperçoit & remarque mes yeux rouges & le maquillage ayant dégouliné sur mes joues. Il comprend alors que j'ai eu un affront avec Tom & me sert dans ses bras. J'enfouis mon visage dans son cou est sanglote paisiblement. Je sais qu'il sera toujours là pour moi. Qu'il me comprendra quoi qu'il arrive. Car en vérité il n'y a que dans ses bras que je peux reposer en paix.



Tom & Alice, s'est déjà fini sans même avoir déjà vraiment commencé.

To Be Continued

Répondez à mes questions - Répondez à mes questions - Répondez à mes questions - Répondez à mes questions -

Je suis (enfin) de retour !
Le chapitre 19 est minuscule & ridicule, je vous l'accorde.
Qu'en pensez-vous? Cela vous a plu ?
Vous avez eu le point de vue d'Alice tout au long du chapitre. C'était bien ?
Tom a une petite amie & il explique pourquoi il a agit ainsi. Critique ?
Alice se sent désemparé & son plan échoue puisqu'elle ne se concentre plus que sur Tom. Bill est là & veut la pousser à ce qu'elle avout à Tom qu'elle l'aime. Mais Alice en décide autrement.
Avez-vous remarquer l'attachement qu'Alice porte à sa mère ? Ce n'est pas la première fois qu'elle évoque une citation de sa génitrice.
Hypothèse sur la suite ?

Si vous avez des questions qu'elles soient sur la fiction ou moi, j'y réponderais avec grand plaisir. =D

J'ai commencé une deuxième fiction Ici Je continue DWB, bien évidement. ^^

Si tu aimes ma Fiction, mets-moi dans tes favoris. =D

C * éternellement insatisfaite.

# Online seit Sonntag, 07. September, 2008 um 13:39

Geändert am Samstag, 17. Januar, 2009 um 16:23

Die-Wunde-Bleibt.+Chapitre Vingt++++ DWBLe secret bien gardé.DWB

Die-Wunde-Bleibt.+Chapitre Vingt++++ ●DWBLe secret bien gardé.DWB●
Chapitre 20 : Le secret bien gardé.

[...Aaron...]


20 Février,

Il y a quelques jours encore, Alice se blottissait dans mes bras. Les larmes ruisselaient sur ses joues glacées. Elle pleurait sans relâche, ses sanglots se faisaient de plus en plus violent. Mon regard s'assombrissait, que lui avait-il fait ? La Haine ne cessait de grandir & n'arrêtait pas couler dans mes veines. Cette même haine que j'ai éprouvé il y a de cela deux an. Cette sensation qui avait tout fait dérapé. Je pensais que cette émotion allait s'estompé avec les heures, les jours, le temps. Mais rien, je reste à ce stade, comme paralysé par la souffrance qu'il lui inflige.

Je me retourne sans cesse dans mon lit, cherchant la position dans laquelle je pourrais dormir paisiblement. Mais toutes mes pensées me ramènent à Alice, à Tom. Je ne peux trouver le repos sans la venger ou du moins sans la moindre explication. Je me lève d'un bond, enfile mes vêtement de la veille. Je sors discrètement, même si dans le fond Fabien & Lucas savent où je me dirige.

Je marche dans la pénombre entouré du bruit du vent & des feuilles. A cette heure tardive plus personne ne traîne dehors à part quelques couples, avançant côte à côté, main dans la main. Comme Elle & Moi, juste avant ce qui c'est passé...

Douloureux souvenir.

Une moto révèle son moteur avec son bruit infernal quant moi j'avance. Les étoiles ne sont presque plus présentes & pourtant je La cherche encore. La maison de Tom se dessine au loin, plus j'avance, plus la haine monte. Le règlement de compte approche. Des sons, des rires, des paroles s'échappent d'une des fenêtres, j'enjambe le portillon & frappe à la fenêtre. Cinq regards se figent sur moi. L'un d'eux se lève & m'ouvre la porte d'entrée. Je le salue & m'élance vers Tom.

Tom : Aaron, mais qu'est-ce que tu fais ici, à une heure si tardive ?
Aaron : Je suis venu te parler. Je dévisage la blonde se trouvant dans ses bras prenant des airs écoeurés. Sauf que je n'avais pas prévu que certaine personne se trouverait aussi ici.

Il comprend où je veux en venir & un sourire s'étire sur ses lèvres. Un sourire fade, un sourire creux, un sourire peiné, un sourire rempli de regrets, de remords, de répulsions. À mon tour je lui sourie, un sourire compatissant, niai, lui faisant transmettre une partie de mon passé.

Tom : Tu peux t'éclipser s'il te plaît. Elle part sans un mot. Alors, que se passe t-il ? C'est Alice ? Que lui est-il arrivé ? Dans quel pétrin c'est elle encore mise ? Son flot de question me fais rire, il l'aime, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Sa voix transmet de l'inquiétude.
Aaron : Le pétrin de l'Amour, je crois que c'est comme ça qu'on l'appelle.

Son visage se rabaisse vers le sol, ses yeux reste un instant sur ses chaussettes blanches. Son regard fini par se poser sur moi, les larmes aux yeux. Il bafouille un mot, un prénom qui l'effraie.

Tom : Andreas...

Je le regarde perplexe. Andreas, Andreas, mais qu'est-ce qu'Andreas vient faire dans l'histoire ? Aurais-je raté un épisode ? Pourtant Alice m'a tout raconté, sans m'épargner le moindre détail. Je fronce les sourcils.

Tom : Elle est avec Andreas ?

Un rire nerveux s'arrache à ma gorge. Alice & Andreas. Déjà qu'elle a du mal à se regarder dans un miroir, il croit vraiment qu'elle peut sortir avec Andreas pour le rendre triste ou tout simplement qu'elle aime son meilleur ami. Mes poings se serrent.

Aaron : Tom, elle pleure sans arrêt, reste enfermé dans sa chambre constamment dévorant des livres par milliers & n'ose même plus m'être le nez dehors de peur de te croiser avec ta blonde dans les bras. Il te faut quoi comme autre preuve d'amour ! Plus que ça, je ne vois pas.
Tom : C'est vrai ?
Aaron : J'ai vraiment l'air de plaisanté. La dernière fois que je l'ai vu ainsi c'était lorsque nous étions petits. J'ai mis du temps à la remettre sur pieds alors, arrête ta connerie & vas la rejoindre ! Encore Marie, je sais quoi lui dire lorsqu'elle est triste parce qu'elle n'a pas vécu comme Alice. Mais elle, c'est plus compliqué.
Tom : Mais elle ne me l'a jamais dit qu'elle m'aimait.
Aaron : Moi, je te le dis. Elle t'aime comme elle n'a jamais aimé, donne lui du temps mais soit présent pour elle. Je pose une dernière fois les yeux sur lui. Dépêche toi, avant que nous la perdions complètement. Je suis sur le point de sortir. Dans six jours c'est mon anniversaire, se serait bien si vous passeriez, juste histoire de redonner le sourire à Alice. Elle a besoin de vous.
Georg, Gustav, Bill : On y sera. Ils m'adressent chacun un clin d'oeil.
Aaron : Je peux compter sur toi, Tom ?
Tom : Il hocha la tête en signe d'approbation. J'y serai, sans elle parce que dans six jours elle ne fera plus partie de ma vie & ne sera qu'un mauvais souvenir.

Je referme la porte derrière moi & gambade dans les rues d'Hambourg. Cette ville qui à cette heure paraît délaissé, comme abandonné par tous ces habitants qui ont préféré Morphée à elle. Comme Elle qui a préféré Lui que Moi. Comme Toi que bientôt l'on quittera. Car nous perdons tous à un moment où un autre, une personne qui nous est chère. Tous, sans exceptions. Certaines partent là-haut sans le vouloir, d'autre rejoigne Dieu consciemment. Il y en a d'autre qui parte parce que le Destin, lui le décide & Que la vie nous éloigne mais que rien, non rien ne pourra m'arracher Alice. Ni la Mort, ni les Cieux. Qu'ils essayent de toute façon :

Ils seront perdants.




Il y a toujours un jour où nous nous retrouvons seul. Seul au monde, sans personne. Isolé & rancunier envers la fatalité, qui nous fauche ces personnes à qui l'ont tient comme à la prunelle de nos yeux. Partie sans rien dire. Partir sans jamais revenir.

Un aller sans retour.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _



26 Février,

Deux hommes sautent à pieds joints sur mon lit, criant gaiement. Le brun bouscule le blond & le blond lui me secoue. Je les regarde stupéfait par leurs humeurs. Maman nous observe nous souhaitant un joyeux anniversaire. Dix-sept ans en ce jour & pourtant, si peux de temps passer parmi eux. Aujourd'hui deux ans jour pour jour, que s'est arrivé. Aujourd'hui deux ans, jour pour jour & la blessure ne s'est toujours pas refermé.

Je me lève leurs souhaitant un joyeux anniversaire à tous deux, & file me prélasser sous la douche. L'eau chaude vient frapper ma peau. Détendu & Seul.

[...]


Nous sommes tous réunis autour d'un gâteau au chocolat. Oubliant toutes les querelles, toutes les ruptures pour quelques temps. Soufflant les bougies en même temps. Dégustant nos parts de gâteau, entre fous rires & larme aux yeux. Joie & bonheur, règne dans l'esprit de tous. Tous sauf moi.

Depuis deux ans, j'abomine mon anniversaire. Deux longues années. Elle me manque & à chaque fois que mes songes se ramènent à elle, mon estomac se noue, ma gorge se serre & l'appétit s'en va. J'aurais pu lui donner tout mon temps, mon souffle, ma vie. La seule chose que j'ai su lui transmettre s'était ma haine.

Gustav prend des photos avec son appareil professionnel. Il me montre un cliché d'Alice & moi, un sourire s'affiche sur mon visage. Elle & moi, Moi & Elle. Elle sait ce qu'elle doit faire pour me redonner le sourire. Elle n'a toujours pas adressé un mot à Tom.

Tom : Alice, tu veux bien qu'on prenne une photo ensemble ? Vu que tu vas bientôt repartir en France, comme ça il me restera un bout de toi avec moi.

Elle se positionne à côté de lui. Il l'embrasse sur la joue.

Flash.

Lucas : Une photo de groupe maintenant ! & Alice tu te mets tout devant, en première ligne . Pour montrer que tu es celle qui nous rassemble. Gustav, laisse maman va prendre la photo, il faut que tu y figures toi aussi.

Flash.


Marie : Bill, tu veux bien que l'on se réconcilie. Que l'on reste juste amis mais pas ennemis, s'il te plaît après tous ce que l'on a vécu.
Bill : On a commencé avec de l'Amitié, on terminera Amis.

Flash.


Nous nous réunissons autour des cadeaux. Lucas & Fabien déchiquettent le papier cadeau des leurs, nous gratifiant de « Whaou » « C'est exactement ce que je voulais ». Tandis que moi je les ouvre un par un délicatement, je les remercie. Mais il manque le cadeau d'Alice. Elle me tend un paquet avec ce sourire, que je connais si bien. Qu'à t'elle encore mijotée ? Le contenue de son cadeau est un album photo. Je le feuillette & la serre dans mes bras. Tous nos souvenirs renfermés dans un seul & même livre.

Alice : Regarde la quatrième de couverture.

Je retourne le livre. Une photo de cette jeune femme & Moi : « Elle est le pourquoi de tes songes, celle qui a nourri ta Haine. Celle que tu aimes, plus que tu ne m'aimes. » Je relève la tête & plonge mes yeux, dans ceux d'Alice, front contre front, nez contre nez. Gustav saisit son appareil photo.

Flash...
Back :


Tu étais là, assise sur ce banc de marbre blanc, aussi blanc que ta peau blême. Tu avais fini par me céder, je t'avais une fois de plus manipulé & je priai pour que ma Haine, ne reprenne pas le dessus. Tu l'avais abandonné, Lui, juste pour me voir, juste pour que l'on parle. Tes pieds se balançaient, ce qui me confirmait ton impatience, tu mordillais ta lèvre inférieure ce qui me prouvais ton anxiété.

Je te rejoignais, ton regard soutînt le mien. J'étais bien, rien que sentir ton odeur d'hortensia m'apaisé. Ta main qui commençait à frôler la mienne. Tu t'es levé d'un bond & m'a entraîné avec toi. Je te suivais aveuglé par tes yeux verts & ta chevelure rousse. Nous avions à peine échangé un mot. Tu n'avais pas besoin de prononcer le moindre son, tes prunelles parlaient pour toi.

Nous avions à peine foulés le sol de ta demeure que tu commençais déjà à plaquer tes lèvres contre les miennes. Nos langues qui s'entrelaçaient dans ce baiser fougueux. C'était la Passion. Tu balbutiais quelques mots bref, que je n'arrivai pas à comprendre. Tu me poussas jusqu'à ta chambre, je m'affalais sur ton lit. Tu montais à califourchon sur moi, ta langue ne lâchait plus la mienne.

Tu mordillais ma lèvre inférieur & jouais de ton charme auquel je ne pouvais que succombé. Tes ongles s'implantaient dans ma nuque. Tu souriais sans pour autant t'arrêté de m'embrasser. On était bien, Toi & Moi étendus sur ce lit, oubliant les aléas de la vie.

Tu t'agrippais à mes épaules, faufilant tes mains glacées sous mon tee-shirt, ton sourire rempli de malice me réchauffait le c½ur. Je pris le dessus sur toi, tu te retrouvais allongé sur le lit subissant chacun de mes caprices. A chacun son tour. Je déboutonnais ton chemisier lentement. Mes doigts parcouraient ta poitrine ainsi que ton ventre. Nous enlevions nos bats, tu jouais avec ta lingerie & je ne restais pas insensible face à tant de Grâce.

Je venais lécher le bout de tes seins, tu murmurais mon prénom. Tu sentais que ma verge se durcissait alors tu voulais prendre les choses en main. Tu me retirais mon boxer, embrassant tendrement le bas de mon ventre, tu faisais le tour de mon sexe. Suçotant son bout de temps à autre. Je commençais à divulguer ton prénom dans la chambre aux volets fermer.

J'insérais mon sexe dans ton corps délicatement. Tu me souriais & continué de m'embrasser. Je donnais de légers coups de bassin. Tu fermas les yeux. Je les accentuais & c'est là que tes gémissements commencèrent. Toi aussi tu donnais des coups avec tes hanches, à mon tour je fermais les yeux. Tu te cambrais, nos prénoms venaient s'installer en fond sonore. Tu me suppliais de ne pas m'arrêter. Tu en voulais Plus, plus, toujours un peu plus.

Je sentais mon liquide se déverser en Toi. Dieu que nous étions bien. Tes ongles venaient griffés mon dos. Nos muscles étaient crispés, nos souffles étaient saccadé, mais peu importe car l'Amour avait pris le dessus.

Nous étions juste Toi & Moi, après cet acte ardent.


Quelques semaines après, tu vins me voir, m'annonçant la nouvelle. Tu hésitais, tu te frottais les mains, tu te mordais les lèvres. Tu avais peur. Tu étais contrainte de me l'avouer, Kate.

Kate : Aaron, écoute. Je ne sais pas comment te l'avouer mais. Ce n'est pas facile à dire, tu sais. Je, enfin. Je suis enceinte Aaron, enceinte de Toi.

Je restais là incrédule, choqué par cette nouvelle, restant sur le fait accompli. Des larmes perlaient sur ton visage, tu te retournas & partie en courant. Je t'ai laissé partir tel un Imbécile. Tu courrais traversant la route sans regarder les voitures arrivées. Tu fuyais, tu me fuyais.

Ce jour là, c'était un 26 Février, le 26 Février 2oo6. Cette date me hante, mais pas plus que toi, qui à disparue si subitement de ma vie. Tu avais quitté le pays pour l'Allemagne. Tu voulais t'éloigné de moi, & depuis ce 26 Février 2oo6 je n'ai plus jamais eu de tes nouvelles.

J'avais perdu mon enfant & je t'avais perdu Toi.

To Be Continued

Répondez à mes questions - Répondez à mes questions - Répondez à mes questions - Répondez à mes questions -

Youhou! Me revoilà avec le chapitre 20.
Il vous a plu ? Critiques ?
Mouhaha, qui s'attendait à ce qu'Aaron soit Papa, hein.
Personne, enfin si moi. x)
Choquer ?
Aaron qui s'explique avec Tom. Cela vous a plut ?
La partie où Gustav joue au photographe, vous en pensez quoi ?
Ne vous inquiétez pas, Georg & Gustav reviendront en FORCE dans les prochains chapitres. (a)
Désolé pour ce lemon complètement pourrie de l'intérieur. :$

| H . I. A |

# Online seit Samstag, 27. September, 2008 um 04:38

Geändert am Samstag, 17. Januar, 2009 um 16:21

Die-Wunde-Bleibt.+Chapitre Vingt-&-Un++++ DWBLa vérité nous blesse en attendant que la réalité nous rattrape.DWB

Die-Wunde-Bleibt.+Chapitre Vingt-&-Un++++ ●DWBLa vérité nous blesse en attendant que la réalité nous rattrape.DWB●
Chapitre 21 : La vérité nous blesse en attendant que la réalité nous rattrape.



[...Georg...]

28 Février

Un bruit strident raisonne dans toute la pièce. Je me réveille en sursaut, le c½ur battant plus vite que la norme. La sueur perle sur mon front, ma main vient éteindre le réveil. Je me rallonge, pensif, fatigué & apeuré. Je respire lentement, le cauchemar que je viens de faire n'est pas comme ceux de d'habitude. La peur & la réalité me frappent l'esprit. Mes pensées sont sans dessus, dessous & mes craintes ne font que se multiplier. « Tu ne peux par rester là ainsi Georg, tu ne peux, tu n'as pas le droit. » Cette phrase je me la répète depuis plusieurs jours, sans pour autant agir. Plus le temps passe & plus le moment tant redouté approche. « Bouge toi Georg, bouge toi ! La vie n'attend pas. » Prendre mon courage à deux mains, affronter, c'est ce que je dois faire. Je peux le faire. Courage.

Tenir Bon.


J'enfile les premières choses qui me tombent sous la main. Je dévale les escaliers, le c½ur se trouvant dans le cerveau. À cette heure là, je ne me permets plus aucunes réflexions, je n'ai pas le temps. Je déambule dans les rues de Hambourg telle une âme errante. Je joue avec un caillou comme un enfant, un enfant triste. Le regard vaguement posé sur l'horizon, je la vois. Elle entremêle ses doigts dans sa chevelure brune. Son sourire enfantin plaqué sur son visage. Elle bat des cils, se dandinant avec Aaron. Elle paraît si heureuse à cet instant précis. Illusion. Je deviens fou, même en vagabondant dans les rues à présent je crois la voire. Comment puis-je me laisser influencer par un être aussi, fabuleux ? Non, non je ne peux pas. Il faut que j'arrête de songer à elle.

L'effet qu'elle a sur moi est inhumain. Comment le ciel a créé un être si parfait ? Une femme enfant, si réservée aux yeux du monde. Elle se préserve grâce à son rôle avec Tom & son père. Une simple adolescente ayant besoin de repères. Perdu comme tout gosse égaré sur le long & dur chemin qu'est la vie. Un petit bout de femme ne demandant qu'à être entendue, juste de l'écoute. De l'écoute & du soutient c'est tout ce qu'elle demande, ce sont ses seules exigences.

J'écrase une branche & l'image d'Alice qui s'acharnait sur une branche similaire traverse mon esprit. Les souvenirs à ses côtés ne manque pas mais à l'avenir elle me manquera. Elle m'a procuré tant d'émotions en cinq mois. Elle m'a donnée une raison de plus de me lever chaque matin avec le sourire aux lèvres. Elle a réussie à me toucher avec son comportement si glacial. Aux premiers abords, au premiers mots qu'elle a échangée avec les autres je l'ai pris pour la Reine des Glaces. Oui, c'est bien cela la Reine des Glaces. Je pensais que le froid régnait à l'intérieur de ce corps si parfait. & pourtant mon subconscient me disait, qu'il y avait quelque chose derrière la barrière givrée qu'elle laissait paraître. Je n'avais pas tord. Il fallait juste savoir ce qui se cachait derrière sa soit disante forte personnalité. Il fallait juste bien vouloir briser la coquille dans laquelle elle s'était enfermée. La femme qu'elle est réellement est encore plus belle que son physique si sensuel. « Ne te laisse pas faire Georg. » Je ralentis, m'arrête brutalement & fixe la surface du lac.

Dépêche-toi, Georg. Dépêche-toi ! La vie n'attend pas & elle non plus.


[...Tom...]



Assis dans le canapé du salon je l'admire. Sa beauté incandescente m'ensorcelle. Je suis comme absorbé par ce qu'elle dégage. Ses faits & gestes son si adroits. Ses paroles frappent en plein fouet David. Il ne sait quoi répondre à son attaque. Elle joue avec les mots comme un jongleur qui manipule les balles. Son adresse est sans pareil. Personne n'arrive à sa cheville dans ce domaine. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle en prend un malin plaisir. Elle aime jouer avec le feu. Bonté Divine, elle ne s'arrête plus. David se retrouve désarmé. Elle a les bons mots, les bonnes intonations, les gestes appropriés, le cran d'agir.

Son souffle à lui se saccade, tu l'énerves. Tu te venges. Ta respiration à toi, est régulière tu ne perds pas ton sang froid tandis qu'il commence à être à bout de nerfs. Il lève les yeux aux ciels priant pour que tu cesses, ton regard se pose sur lui & projette une haine surdimensionnée. Tu le hais, tu le détestes. Nous le savons tous.

Tes yeux s'égarent un instant sur moi. Tes pupilles se dilatent. Je m'attends à tout, tu vas sûrement encore me vexer avec tes propos soigneusement aiguisés. Tu avances vers moi, les lèvres serrées, ton déhanchement me fascine. Tu me prends par la main & je te suis sans mot. Je te suis tel un imbécile qui espère & qui espérera toujours.

Ta chambre aux murs si blancs me parait plus belle tout d'un coup. Je ne comprends pas pourquoi tu m'embarques mais ça m'est égale car pour l'instant mon c½ur bat à la chamade. Tu tournes la tête, ton exquise odeur de dahlia pénètre dans mes narines. Ton sourire infantile au quel je ne peux succomber & tes jambes, & tes bras, & tes mains, & ton ventre, & tes dents, & ton nez, & tes cheveux, & tes yeux, & ta bouche & tes lèvres & ton tout. J'aime tout de toi, j'admire tout toi sauf ton maudit rôle.

Tes défauts sont pour moi tes plus grandes qualités. Ton souffle haletant brûle ma peau blême. Dieu ce que tu es gracieuse dans ce rôle. J'aurais aimé être ton rôle, celui qui te protège de tout & de tous, celui dans lequel tu te fonds, celui qui n'est que le reflet de tes souffrances, ton pansement, tes points de sutures, ton plâtre. J'aurais aimé être lui car il me donne l'impression que tu guéris, que tes maux cicatrisent, c'est ta deuxième peau, ton second souffle, ton autre c½ur mais c'est avant tout Toi. Il est en parfait accord avec Toi, alors c'est vrai, je l'envie. Il est plus proche de toi que jamais je ne le serais. C'est une évidence. Mon seul point commun avec lui, c'est la Haine. Tu le hais, tu me hais. Il est tout pour toi, tu es tellement pour moi. Je n'ai pas été fin à nombreuses reprises, certes mais il n'y aucun mode d'emploi pour te séduire, aucun remède à tes douleurs, il n'y a rien, rien & rien. Alors peut-être qu'un jour je décèlerais quelque chose dans tes yeux, peut-être qu'une fois, rien qu'une autre fois tu m'accepteras juste que quelques instants.

Nos jours sont comptés Alice, ça m'effraie ma Belle.


Je ne suis pas l'homme parfait, je le sais, je le conçois. Pourtant j'aurais aimé l'être pour que tu veuilles bien de moi. Aaron m'avait dit : « Elle t'aime comme elle n'a jamais aimé. » Alors pourquoi tu ne me le dis pas, pourquoi ne me l'avoues-tu pas ? Je ne te mangerai pas, je ne te mordrai pas si tu me le dis. Je t'aimerai, je te soutiendrai & je serai là pour toi. Je comblerai ses absences, je te supporterai autant qu'il le faudra. Tu atteindras tes rêves les plus fous, je prendrai tes responsabilités comme-ci s'était les miennes. & Surtout, Tu seras mienne. Je m'efforcerai de t'aimer chaque jour un peu plus que les précédents. Je me ferai violence, je te suivrai comme ton ombre, je serai toi autant que ton rôle l'aura était.

Je t'épargnerai toutes les peines, j'assassinerai quiconque osera encore te blesser, je te sourirai autant que tu le voudras même si j'aurais envie de pleurer. Ta vie & la mienne seront en parfait accord. Nos différences nous relierons, nos songes seront partagés, nos mensonges n'existeront pas. Notre bonheur sera infime. Tes m½urs iront se tapisser dans ton passé. Tes joies viendront nous accompagner.

Tu me fixes sans lâcher prise. Tes doigts caressent lentement mon visage. Tes lèvres articulent alors quelques mots :

Alice : A quoi penses-tu ? Tes sourcils se froncèrent légèrement lorsque tu vois que je ne réponds pas.

A quoi je pense ? Est-ce réellement une question, tu connais la réponse & même si tu ne la connais pas, tu devrais. A toi, à moi, à nous. A ce que nous pourrions t'être mais ce que nous ne sommes pas. A un avenir merveilleux à tes côtés. Toi & moi, moi & toi. Nous dans le futur, ce futur qui n'est que le fruit de mon imagination. C'est évident.

L'amour que j'éprouve pour toi, n'a pas d'égale. J'ai soif, soif de ta chaire. Soif de toi. Tu effectues un battement de cils, mon c½ur se renverse. Je ne suis pas adroit, je te l'avoue ou plutôt je me l'avoue. Ta main droite vient se déposer le long de ma nuque. Tes hanches se rapprochent de mon bassin. Je reste interloqué ne sachant que faire. Tu joues encore avec moi, Alice. Je ne suis que ton jouet, c'est bien ça. Un simple jouet, bientôt tu en auras fini & tu me mettras aux oubliettes. Autant m'oublier maintenant car nous n'y échapperons pas. Dans quelques jours, rien que quelques instants tu ne seras plus là. Il ne restera de toi que des fragments de souvenirs.

& Pourtant mon c½ur continuera de battre pour toi.



[...Gustav...]


Georg s'assoit sur le canapé, s'enfonçant dedans, comme s'il voulait devenir transparent. Lui aussi avait cette sensation, identique à la mienne. La frustration que j'éprouve ne cesse de s'accroître. Bientôt se sera fini. Elle & nous, il n'y aura plus rien. Juste quelques poussières éparpillés aux quatre coins du monde. Sans plus. Je presse l'accoudoir de mes mains, plante mes ongles en lui. La rage que je ressens, la peur, la peine tout remonte à la surface. Ce sont nos derniers jours. Je le sais, Georg & Tom le savent. Nous le savons tous.

Bill soupire longuement comme pour extirper la douleur. Une douleur qui vous arrache le c½ur, un mal qui vous donne envie de recracher vos boyaux. Une souffrance qui vous ôte tous vos soucis & qui fait en sorte que vous ne vous focalisez que sur une seule & même chose : Alice. L'affliction qui vous donne des remords, celle qui vous rend détestable. Vous vous haïssez vous-même car vous pensez ne pas avoir assez profiter. Mais ce n'est pas le profit qui vous a manqué c'est le temps.

Le temps, l'argent, l'amour, le vent, la tempête, le rêve, l'orgasme, l'envie, le doute, la crainte. Voilà ce à quoi ressemblait ma vie avant qu'elle n'y prenne part. Depuis que je la connais, je ne crains plus rien sauf de la perdre. Mes doutes se sont effacés. L'envie de l'avoir à mes côtés pour l'éternité demeure. L'argent n'a plus aucune importance. L'amour, elle me l'offre à travers son amitié. Le vent & la tempête se rassemble dans un seul & unique corps, Le Sien. Le rêve, mon rêve c'est qu'elle ne nous quitte pas, que nous ne la quittons plus. Le temps & bien lui le temps, il passe, il s'écoule, il nous file entre les doigts, il s'évanouit & celui qui nous a été attribué va bientôt se consumer pour de bon.

Le temps s'envole, se dissipe & continuera ainsi à se dérober .



Des bruits proviennent de la chambre d'Alice. Des éclats de rires, des hurlements, des grondements, un beau vacarme. Sur chaque visage se dessine un sourire. Le sentiment de victoire me gagne. Ils rient ensemble, ils se supportent enfin. Sentez-vous l'exquise odeur du triomphe qui émane de nos corps, de nos sourires. Georg lève les mains au ciel en guise de remerciement. Bill gigote dans tous les sens, mourant d'impatience de les voir ensemble. Tandis que moi je rêve qu'ils redescendent ces escaliers main dans la main avec un sourire complice qui voudra en dire long sur ce qu'il s'est passé.

La porte grince, des pas proviennent des escaliers, aucun de nous ne bouge. Faisant mine de rien. Bill ne tient plus en place, à croire que ce que ressent Tom sort de l'ordinaire. Serait-il ensemble ?

Bill : Belle s½ur, Faut que je te parle ! Tu prends soin de mon grand frère compris ? Je compte sur toi.

Alice le regarde consternée, fronce les sourcils & son regard vient se projeté sur Tom. Bill saute dans les bras d'Alice, lui murmurant qu'elle ne le regrettera pas, que son frère est quelqu'un de bien même si il a des tendances salop. Un rire s'échappe de la gorge de Georg.

Alice : Mais je ne suis pas ta belle-s½ur. Je ne suis pas avec Tom.

Le regard de Bill s'attriste & fini par se poser sur le sol, sa nuque se relâche puis se redresse aussitôt. Son regard se ranime.

Bill : Excuse-moi future belle-s½ur.

Alice & Tom rougissent immédiatement, provoquant ainsi notre euphorie. Les rires se mêlent à nos peurs, la haine s'estompe. Cet instant est si parfait qu'il me donne l'impression de sortir tout droit du romanesque. Elle se lève & remonte dans sa chambre seule. David, allume la télévision. Les chaînes défilent sous mes yeux, je n'y prête pas attention jusqu'à ce qu'il s'arrête sur film d'action. Je suis captivé par les images qui défilent, j'absorbe les dialogues, me nourris des faits & gestes.

J'en oublie même le sort qui nous est réservé.


Subitement, un flash info apparaît sur l'écran. Alice descend les escaliers avec une élégance sans égale. Marie arrive un plateau à la main. La présentatrice de vingt heures apparaît.

« Mesdames & Messieurs, Bonjour. Veuillez nous excusez pour le désagrément mais nous venons d'apprendre le drame. Le boeing A380 en provenance de Los Angeles s'est craché en plein Groenland. Le nombre de mort n'est pas encore estimé mais il semble n'y avoir aucun survivant. Des envoyés spéciaux ainsi que des secours se trouveront là-bas d'ici quelques heures. Votre programme reprendra dans quelques minutes. Juste avant un rapport des dégâts par Kathja Schreder. »

Le plateau que Marie tenait vient tomber lourdement sur le sol, un bruit de verre brisé jailli dans toute la pièce. Ses genoux se plient d'un coup, elle se recroqueville sur elle même. Des larmes salées longent ses joues si pâles. Elle pleure & elle pleure sans relâche. Nous restons figés face à sa réaction. Pourquoi se met-elle dans un pareil état ? Nous sommes tous là, sain & sauf. Alors à quoi bon ?

Marie : Maman ! cria t-elle entre deux sanglots. Maman était dans cet avion Alice.

Les prunelles d'Alice s'assombrissent, des larmes viennent lui cacher la vue & elle aussi, à son tour s'écroule sur le sol.

Elles pleurent à outrance, elles pleurent la personne qui prenait le plus de place dans leur coeur.

To Be Continued

Répondez à mes questions - Répondez à mes questions - Répondez à mes questions - Répondez à mes questions -

Je reviens en force avec 3 points de vues différents lors de ce chapitre. (a)
Georg & Gustav comme promis. : ) & Tom.
Quel point de vue avez-vous préféré ?
Avez-vous une quelconque critique ?
Qu'imaginez-vous pour la suite ?
Cela vous a t-il plu ?

Bon,bon maintenant je raconte un peu ma vie. Tout d'abord je m'excuse pour mon retard - & si je m'excuse pas, ça fait quoi ? - Mais - ouais, il y a toujours un mais - j'avais des examens, par la même occasion j'ai une vie. - Je vous le jure, sur la tête de ma guitare j'ai une vie ! - De toute façon la suite est là, c'est le plus important non ?
Je voulais juste éclaircir quelques points. D'abord M e r c i à toutes mes lectrices qui me sont fidèles depuis le début -même si j'en perds chaque jour une de plus.- Merci pour vos compliments & j'ai l'honneur de souhaiter la b i e n v e n u e aux nouvelles & nouveaux - on s'est jamais si il y a des hommes- lectrices & lecteurs. Par la même occasion je passe un coup de geule. Si vous n'avez jamais laissé de commentaire sur ma fiction pas la peine de me sortir un commentaire tel que : " C'est pour quand la suite ? " D'une ça me met en rogne parce que vous ne vous êtes jamais manifester à part pour quémander la suite & de deux la suite arrive quand elle arrive. Bien sûr mes lectrices - adorés - qui me laissent des commentaires consrtuit m'expliquant ce qui va & ce qui ne va pas peuvent ce le premettre, je ne leurs en voudrai pas.

| H . I . A |

# Online seit Dienstag, 18. November, 2008 um 15:58

Geändert am Samstag, 17. Januar, 2009 um 16:20

Die-Wunde-Bleibt.+Chapitre Vingt-Deux++++ DWBRéconforte-Moi.DWB

Die-Wunde-Bleibt.+Chapitre Vingt-Deux++++ ●DWBRéconforte-Moi.DWB●
Chapitre 22 : Réconforte-Moi


[...Alice...]



Je m'effondre sur le sol. Mes genoux craquent sous mon poids, je me fais trop lourde. J'ai le c½ur qui gonfle, qui gonfle & qui gonfle. Jusqu'à éclater ? J'ai le c½ur qui sature. Trop de sentiments qui surgissent en même temps. Trop de mal accumulé. Trop peu de bien récolter. Un autre point suture sur cette pompe. Ce cadavre. Cette âme. Une de plus qui ne cicatrisera pas. Une de plus qui me blesse. Une encore qui participe à mon exécution. Il bat, il bat. De plus en plus fort. De plus en plus durement. Il s'arrêtera bientôt. Très bientôt. Il est trop abîmé pour résister à cela. Trop endommagé. Il pourri de jour en jour. Son heure sonnera tôt ou tard & je le suivrai.

Des larmes côtoient mes joues. S'éparpillent sur ma peau blême. S'incrustent dans mes pores. Elles sont là, partout sur mon visage. Elles me brouillent la vue. Mes sentiments ne sont plus très clairs. Je manque de lucidité à présent. Puisque la femme qui guidait mes pas vient de décéder. Les émotions qui se mélangent. La haine qui fréquente l'amour. La joie se lie d'amitié avec la tristesse. Où vais-je ainsi ? Si cela continue je ne serai plus faire la différence entre le bien & le mal.

Avachie sur mon sort. Tournant le dos à mon destin. Je pleure. Encore & toujours. Je ne réalise pas, que je ne la verrai plus jamais. Elle m'est si importante. Essentielle. Vitale. Dieu si tu existes, comment as-tu pus la laisser mourir ? On m'a toujours dit de toi que tu étais clément & bon. Mais je n'ai jamais rien vu. Tu n'existes pas, c'est cela ? Tu es juste là, pour laisser les hommes espérer. Pour qu'ils puissent croire en quelque chose. Tu n'es rien. Tu n'es pas plus que moi, c'est cela ? On doit craindre une chose qui n'existe pas. On doit y croire. La prier. Se prosterner. Pour quoi ? Récolter des morts ! Voilà, tout.

Vivez votre vie.
N'attendez pas d'atteindre le paradis pour être heureux.
S'il n'est pas ce que l'on croit.
Ou s'il n'existe pas.
Vous aurez tout perdu.



Des hauts le c½ur & des spasmes surviennent. J'ai le vertige. Cernée par la peur. Le futur sans elle m'effraie. La vie vaut-elle vraiment le coup d'être vécue ? Je suis paralysée par l'envie qui se dissipe. & l'amour d'une mère qui s'est fait la malle. Maman même si tu es morte, tu continueras de vivre à travers moi. Tu seras toujours nichée quelque part dans mon c½ur. Mes pensées seront toujours imbibées par ta présence. Tu me hanteras à tout jamais. Je suis toi. Tu es moi.

Je me rappelle de notre vieux voisin qui nous disait toujours : « La ressemblance est frappante. On dirait des jumelles. » Tu t'en rappelles toi ? & la vieille dame qui m'avait acheté des kinder surprises. Celle qu'on adorait. Madame Loupescou. Celle qui m'embrassait sur le front & qui me disait ô combien j'étais magnifique. A quel point, tu avais de la chance de m'avoir. La plus chanceuse des deux, c'est bien moi. Car je t'ai eu toi, à mes côtés. Toujours à m'épauler, à me soutenir, me pousser vers l'avant. Tu étais plus qu'une simple mère. Tu ne te contentais pas de me faire mon linge, me donner un toit, me nourrir. Toi, tu étais là. Dans les bons comme dans les mauvais moments. Tu étais tout pour moi. Tout,

Absolument tout.


Rien ne peut représenter l'amour que je te porte. Rien n'y personne ne peut combler le vide. Sans toi la vie est comme une journée sans soleil. Une nuit sombre sans ses étoiles. La mer sans ses vagues. L'air marin sans cette odeur d'iode. L'enfer sans le diable. C'est une absence. Un manque. Eternelle. Invivable.

Mon pouls s'accélère. Mon sang afflux dans mes veines. Le chamboulement d'une vie. Le renversement de mon existence. La mort d'un être cher. La naissance d'un cauchemar. Ton départ laisse place à un si grand vide. Un gouffre béant. Mon poing resserré frappe violement sur le sol. Le courroux longe mon ½sophage. Le silence est de plomb. Personne n'ose ciller.

Marie : Tout est de ma faute. Je voulais bien faire. Je lui ai demandé de venir plutôt pour te faire une surprise, Alice. Je suis responsable de tout. Sans moi, jamais elle n'aurait prit cet avion. Jamais elle ne serait morte. Jamais son âme ne serait montée là-haut. Pourquoi je ratte toujours tout ? J'ai perdu Bill, j'ai participé à la mort de ma mère. Pourquoi je te pourris l'existence ainsi. Je suis désolé, Alice.

Elle reprend ses pleures. Je me lève brusquement. Je trébuche. Ma tête cogne contre le bord d'une marche. À mon tour, je pleure. Sans pouvoir m'arrêter. Avachi sur le sol. On m'attrape par le bras. On me soulève, maladroitement. Me pose sur mon lit. Je ne fais plus la différence entre le sol & le plafond. Des hauts le c½ur surviennent. Un liquide chimique remonte le long de mon ½sophage. Mon estomac grogne. Mon souffle perd de son ampleur. Mon sang ralentit le rythme. Mes paupières se font lourdes.

J'ai le mal de vivre.



Il vient se poser à côté de moi. Etends son corps mince sur le lit. Attrape ma main. Lie nos doigts. Son souffle cogne contre ma peau. Résonne dans ma tête. Je détache ma paume de la sienne. Mes doigts se posent sur ma tête. Ils s'implantent dans mon cuir chevelu. Je te voyais, maman. Tu nous entourais. Ton âme reposait au dessus de nous. Comme ci tu ne nous avais jamais quitté. Comme ci rien de tout cela ne s'était passé. Comme ci, tu étais encore vivante. Croyez vous que les morts ont un quelconque contact avec le monde des vivants ?


Fracassez-moi le crâne. Salissez mon âme. Faîtes tout ce que vous voudrez de moi. Du moment que vous raccourcissez mon existence. Histoire que je la rejoigne plus tôt, aux portes du paradis. Crevons en paix. Liberté à nos esprits. Délaissons nos corps d'humain. Nos organismes pourris de l'intérieur. Puant la souffrance. Pollués par la connerie de l'humanité. Souillés par les plaies. Nos dépouilles au c½ur inanimé. Retournons nous vers le ciel & oublions nos enveloppes de pantins désarticulés. Ouvrons nos souffles au monde. Pourvus qu'il s'en serve à bon usage.


Les draps s'emmêlent à mon corps. Ou peut-être mon corps qui s'entoure d'eux. Mon oreille s'accroche à mon c½ur. Les mots écorchent ma gorge. Je l'observe, lui. Celui que j'ai toujours attendu. Il est si beau lorsqu'il est au près de moi. Il paraît soulagé. Apaisé. Il sourit naïvement & regarde le ciel. Ses bras m'enlacent mécaniquement. Je m'imprègne de son odeur. Pour ne jamais l'oublier. L'avoir encré en moi à tout jamais. Tu seras éternellement mien. Je reste blottis contre son torse dur. Sa main passe à plusieurs reprises dans mes cheveux. Nous nous détachons du monde. Nous prenons le large. Larguez les armes. On quitte cette planète de dégénérés. On part la tête haute, le bonheur au creux des mains, le châtiment nous collant à la peau. La condamnation en plein myocarde. Destiné à la con, si tu pouvais nous laisser tranquille quelques temps. & si tu n'acceptes pas, dans ce cas là nous allons te fuir. Décamper. Déguerpir. & vivre avec sérénité. Amour, tu nous appartiens.

Dis moi maman, cela fait quoi de mourir ? Du mal, du bien ? Et Dieu il ressemble à quoi ? Le décès cela allège les peines ? La vie en vaut-elle vraiment le coup ? Allez, dis moi. Penses-tu que la clémence subsiste t-elle réellement ? Est-ce que nous crevons avec nos pêchés ? Et nos bonnes actions nous suivent t-elles interminablement ? Un mort ça ri ? Est-ce que ça parle ? Au paradis c'est possible de pleurer ? En enfer il fait si chaud que ça ? Tout est rouge ? Le diable, il a vraiment des cornes comme les boucs ? Maman, es-tu bien là où tu es ?

Maman, rassure moi, la mort ce n'est pas si terrible que cela. Pas vrai ?



To Be Continued.




J'éditerai plus tard, Igor.

# Online seit Samstag, 22. November, 2008 um 12:53

Geändert am Dienstag, 27. Januar, 2009 um 16:05